La grande coiffe «Schlupfkapp » est originaire du nord de l’Alsace : Ackerland, Kochesberg, pays de Hanau et de Hagenau et sud de Strasbourg. Elle était inconnue à Colmar et en Haute-Alsace.
Hansi a inventé l’Alsacienne standardisée à grande coiffe cocardisée. Son Alsacienne à été reprise par des dessinateurs et photographes au début du siècle dernier. Elle correspond à la caricature du Français coiffé d’un béret portant un baguette sous son bras. Dès 1914, elle a été vulgarisée par l’armée française qui faisait poser des fausses Alsaciennes avec ses troupes pour la presse française, interdite en zones occupées. (Sundgau et vallées de Masevaux et Thann)
Dès novembre 1918, des femmes déguisées en Alsaciennes du nord défilaient avec l’armée française. Les robes trop courtes semblent sortir de la même usine, les coiffes tombantes sont ridicules. Sur de nombreuses photos les femmes ont les bras nus alors que les militaires sont en manteaux d’hiver. La folklorisation de l’Alsace pour les touristes à disséminé l’Alsacienne standardisée dans toute la région.

Die große Kopfbedeckung « Schlupfkapp » stammt aus dem nördlichen Elsass: Ackerland, Kochesberg, Hanauer Land, Hagenauer Land und südlich von Straßburg. In Colmar und im Oberelsass war sie unbekannt.
Hansi erfand die standardisierte Elsässerin mit großer Kokardenhaube. Seine Elsässerin wurde Anfang des letzten Jahrhunderts von Zeichnern und Fotografen übernommen. Sie entspricht der Karikatur des Franzosen mit Baskenmütze und einem Baguette unter dem Arm. Ab 1914 wurde sie von der französischen Armee popularisiert, die mit ihren Truppen falsche Elsässerinnen für die französische Presse, die in den besetzten Gebieten verboten war, aufstellen ließ. (Sundgau und Täler von Masevaux und Thann)
Ab November 1918 marschierten Frauen, die sich als Nordelsässerinnen verkleidet hatten, mit der französischen Armee. Die zu kurzen Kleider scheinen aus der gleichen Fabrik zu stammen, die herunterhängenden Kopfbedeckungen sind lächerlich. Auf vielen Fotos haben die Frauen ihre Arme entblößt, während die Soldaten Wintermäntel tragen. Die Folklorisierung des Elsass für Touristen hat die standardisierte Elsässerin in der ganzen Region verbreitet.

Visite du président français Poincaré le 9 décembre 1918. La photo est une mise en scène destinée à la presse françaises et alliée. Les fausses Alsaciennes, portent des robes trop courtes et une coiffe inconnue à Colmar. Certaines ont les bras nus dans le froid. Une femme est même déguisée en Lorraine. La photo a été prise à la fin de la manifestation. Les femmes retournent à la caserne route de Wintzenheim, d’où elles sont parties. Ce ne sont pas des Colmariennes.
Pour mémoire, 72% des Feldgrauen colmariens morts à la guerre ont été tués en France et en Belgique. Afin d’éviter des manifestations lors des cérémonies militaires, les Feldgrauen démobilisés étaient fouillés pour confisquer leurs insignes et leurs médailles avant d’être enfermés dans des casernes. Il est peu probable que les familles acceptaient que leurs filles défilent avec des soldats ennemis. Elles avaient peur pour la virginité de leurs filles.
Besuch des französischen Präsidenten Poincaré am 9. Dezember 1918. Das Foto ist eine Inszenierung, die für die französische und die alliierte Presse bestimmt war. Die falschen Elsässerinnen, tragen zu kurze Kleider und eine in Colmar unbekannte Kopfbedeckung. Einige haben in der Kälte ihre Arme entblößt. Eine Frau ist sogar als Lothringerin verkleidet. Das Foto wurde am Ende der Demonstration aufgenommen. Die Frauen kehren zur Kaserne an der Route de Wintzenheim zurück, von wo aus sie aufgebrochen waren. Es sind keine Colmarerinnen.
Zur Erinnerung: 72% der im Krieg gefallenen Feldgrauen aus Colmar waren in Frankreich und Belgien gefallen. Um Demonstrationen bei militärischen Zeremonien zu vermeiden, wurden demobilisierte Feldgrauen durchsucht, um ihre Abzeichen und Orden zu konfiszieren, bevor sie in Kasernen eingesperrt wurden. Es ist unwahrscheinlich, dass die Familien es akzeptierten, dass ihre Töchter mit feindlichen Soldaten marschierten. Sie hatten Angst um die Jungfräulichkeit ihrer Töchter.

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